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Photo : © LAKRUWAN WANNIARACHCHI/AFP/GettyImages

De terribles atteintes aux droits humains sont commises chaque jour au Sri Lanka. Cela ne peut plus durer. Appelez le président sri-lankais à adopter le programme pour le changement en six points d'Amnesty International afin de montrer que la situation en matière de droits humains s'améliore dans le pays. Dépêchez-vous, la pétition n'est ouverte que jusqu'au 10 septembre.

Si le gouvernement a gagné, en mai 2009, la guerre qui l'opposait depuis 26 ans aux tigres tamouls, les atteintes endémiques aux droits fondamentaux commises durant cette période n'ont pas cessé pour autant.

Journalistes, avocats, militants de terrain : quiconque a l’audace de critiquer les autorités court le risque d’être arrêté au nom de lois sécuritaires draconiennes, telles que la Loi relative à la prévention du terrorisme, et détenu pendant des années sans accès au monde extérieur. Parfois, les autorités contournent les voies légales et recourent au harcèlement anonyme et aux agressions. La fréquence des cas de personnes embarquées de force dans des camionnettes blanches et abandonnées plus tard, ou qui disparaissent pour toujours, est particulièrement inquiétante.

Le sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth qui aura lieu en novembre au Sri Lanka représente une occasion de réclamer que soit respectée l'obligation de rendre des comptes dans le pays. En septembre, Amnesty International présentera les signatures recueillies aux représentants du gouvernement sri-lankais auprès du Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève. À partir de là, le temps sera compté. Il revient aux autorités de choisir si elles veulent prendre ces demandes en compte, reconnaître les atteintes commises et prouver qu'elles œuvrent pour améliorer la situation en matière de droits humains dans le pays.

Signez cette pétition ...

Mahinda Rajapakse, président du Sri Lanka

Tandis que vous vous préparez à accueillir, en novembre, le sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth à Colombo, nous nous rappelons les valeurs et les principes que tous les États du Commonwealth se sont engagés à respecter : protection et promotion du respect des droits humains, liberté d'expression et accès à la justice, en particulier.

En accord avec ces valeurs et ces principes, nous vous demandons de montrer avant novembre que des progrès sont réalisés pour mettre un terme aux nombreuses violations des droits humains commises au Sri Lanka.

Nous vous demandons :

  • d'abroger la Loi relative à la prévention du terrorisme et de supprimer le système de détention administrative ;
  • de libérer toutes les personnes arrêtées au nom des lois d'urgence ou de lutte contre le terrorisme à moins qu'elles ne soient inculpées d'infractions dûment reconnues par la loi ;
  • de veiller à ce que toute personne arrêtée puisse consulter un avocat ;
  • de créer et de rendre public un registre complet et détaillé des détenus indiquant le lieu et le moment de l'arrestation, l'autorité chargée de la détention, le lieu de détention (et tous les transferts) et les informations relatives à l'inculpation ou à la libération de chaque détenu ;
  • de publier le rapport de la Commission d'enquête de 2006 sur 16 violations graves des droits humains, dont le cas de cinq étudiants tués à Trincomalee, et d'accepter l'aide de la communauté internationale pour résoudre les affaires en suspens ;
  • de promulguer une loi efficace pour la protection des témoins.

Si le Sri Lanka compte être crédible en tant que membre du Commonwealth, il doit en respecter pleinement les valeurs. C'est le moment de montrer au monde que le gouvernement dit la vérité et fait tout ce qui est en son pouvoir pour améliorer la situation en matière de droits humains au Sri Lanka.